Breakfast | Le petit déjeuner

January 20, 2016 (020/366)

"All happiness depends upon a leisurely breakfast." | « Tout bonheur commence par un petit déjeuner tranquille »

- William Somerset Maugham

I finally went to the doctor yesterday after a couple of weeks of feeling under the weather. As expected a course of antibiotics were prescribed "to be taken with food with a morning and evening meals" for the next ten days. My "morning meal" usually consists of coffee and a granola bar to go, often eaten around 10:00 am when I finally have five minutes at my desk. How strange that one of my favorite things to do when traveling is to linger over breakfast. Who can resist a cup of strong coffee with steamed milk, flaky croissants, bread fresh from the boulangerie, French butter and preserves...? But it isn't only the food that I enjoy; it's also the calm before the busy day begins, a conversation with a companion, or even some time with the newspaper or a good book. Why is it that I don't take the time to enjoy breakfast at home? Morning are always so rushed. Yet, I wonder what it would be like if I set my alarm for 4:30 rather than 5:00 and took the time to start my day right? I'm not sure if Piper and Eric would cooperate, but it does sound nice.

Un univers dans une tasse de thé

le 16 janvier 2016 (016/366)

« ...quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. II est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. [...] Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment? » - Marcel Proust, 

À la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann, 1913. 

Simile

January 15, 2016 (015/366)

On the surface, winter seems still, like a frozen lake. Yet beneath the ice, there is life and movement --

the first stirrings of the distant spring.