Une année française chez Oscar


Les Oscars de 2012 ont été dominés par des films français ou des films qui se passe à Paris. Midnight in Paris a reçu quatre nominations y compris l'une du meilleur film de l'année. Le réalisateur, Woody Allen, a gagné l'Oscar pour le meilleur scénario original.  Moi, j'adore ce film:  la carte postale vivante envoyée de Paris avec de grosses bises, les écrivains américains que j'aime tant comme Hemingway et Fitzgerald, toute l'idée que Paris vous inspira! Vous pouvez lire ma critique ici:  Midnight in Paris.

Un autre film avec plusieurs nominations c'est Hugo, l'adaptation du romain de Brian Selznick, The Invention of Hugo Cabret.  Ce film de Martin Scorcese a gagné cinq Oscars. Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui habite dans une gare. De son père, il ne lui reste qu'un étrange automate dont il cherche la clé - en forme de coeur - qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n'est que le début de l'aventure. C'est un beau film qui m'a beaucoup plu!

Il y avait deux autres films nominés qui ont l'ambiance française: A Cat in Paris and The Adventures of Tintin.  Je n'ai pas vu le court film du chat, mais je suis allée voir Tintin avec mes neveux en décembre.  C'est un film d'animation en trois dimensions, inspiré des bandes-dessinées belges d'Hergé.  Tintin, jeune journaliste, et son chien, Milou/Snowy, ont un tas d'aventures qui font du grand plaisir aux enfants depuis 1929.  Mon neveu, Alec, qui a 8 ans, a tant aimé ce film qu'il est en train de lire tous les livres (en anglais malheureusement).

Mais le champion de la soirée des Oscars, c'était The Artist. C'est le film français le plus nommé de l'histoire avec 10 nominations. Cest le seul, et par ailleurs l'unique œuvre non anglo-saxonne, à recevoir l'Oscar du meilleur film. Ce film muet en noir et blanc a gagné cinq Prix de l'Academie y compris le meilleur réalisateur, Michel Hazanavicius, et le meilleur acteur principal, Jean Dujardin. Dujardin joue le rôle de George Valentin, vedette des films muets.  L'arrivée des films parlants va le faire tomber dans l'oubli. Peppy Miller, jeune flappeur jouée par Bérénice Bejo (l'épouse d'Hazanavicius), va devenir une grande vedette des films parlants. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour., Bérénice Bejo a été aussi nominée. La musique et les costumes du film ont aussi gagné des Oscars. Je viens de voir ce film unique vendredi dernier.  Je voulais le voir avant de regarder les Oscars ce week-end. C'est un petit film de 100 minutes en noir et blanc, mais c'est très beau!  J'aime bien les costumes et la culture des années 20 et 30.  J'ai surtout aimé Uggie, le chien rigolo!

Le Pont des Arts

Le Pont des Arts traversent la Seine au centre de Paris, entre l'Institut de France au 6e arrondissement et la cour du Palais du Louvre au 1er arrondissement. Achevée en 1804 et reconstruite en 1984, cette passerelle est réservée aux piétons. C'est un endroit qui attire des artistes à cause de son perspectif unique. Depuis quelques ans, le Pont des Arts a vu une nouvelle coutume: les cadenas d'amour. Les amoureux accrochent des cadenas avec une inscription de leurs initiales, des dates importantes, ou des mots doux aux balustrades du pont. Ils s'embrassent et puis jettent le clé dans la Seine. Alors leur amour est fixé à Paris pour l'éternité. Ou peut-être pas...Entre le 10 et le 12 mai 2010, presque tous les cadenas ont été enlevés pendant la nuit. Alors que les parapets du pont supportaient entre 1600 et 2000 cadenas début mai 2010, il n'en restait plus qu'une quarantaine (les plus épais, infracturables) le 12 mai 2010. La pratique d'accrocher des cadenas d'amour a néanmoins rapidement repris, mais le pont n'a plus de cadenas dont la date inscrite est antérieure à mai 2010.

Notre cadena (MLH & EJH) au Pont des Arts - Paris, novembre 2011

J'ai vu ces cadenas pour la première fois en avril 2011. Il y en a un avec les intiales "E + M". Je l'ai pris en photo et l'a postée au Facebook de mon mari, Eric, qui est resté dans le Wisconsin. Nous sommes rentrée ensemble à Paris en novembre. J'étais ravie de lui montrer cette belle ville que j'aime tant! Cette fois, on est allé au Pont des Arts où Eric a attaché un cadena sur lequel il a gravé nos initiales. C'était un moment très romantique pour marquer notre première fois à Paris ensemble!

Very Pinteresting!

This week, I discovered Pinterest. 

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Adieu 2011!

In ten minutes it will be 2012 in Paris.  We still have 7 hours to go in Wisconsin.  Here's a look back at My Year in Status 2011:


Shakespeare & Company

C'est moi - Shakespeare & Company 2002
(Is that Mr. Whitman in the window?)
This week, George Whitman, the owner of the renowned Paris bookshop, Shakespeare & Company, passed away at the age of 98. I have spent so many hours in this curious shop, browsing through endless stacks of books, marveling at the lovely chaos.  In 1994, I purchased a copy of A Moveable Feast at Shakespeare & Company just to receive the "Kilometer Zero" stamp on the title page.  As a graduate student studying literature, it seemed the perfect souvenir of my own time in Paris: Hemingway's memoir of strolling through the same narrow streets of the Latin Quarter, of visiting some of the same cafés, and of Shakespeare & Company.

A hopeless romantic, I ignored the fact that this isn't the original Shakespeare & Company. This isn't Sylvia Beach's legendary lending library, frequented by Lost Generation writers including F. Scott Fitzgerald, Gertrude Stein, Ezra Pound, and of course, Ernest Hemingway. The original shop, that famously published James Joyce's Ulysses in 1922, was located at 12 rue de l'Odéon. It closed in 1940 during the Nazi occupation of Paris. When the war ended, Hemingway personally "liberated" his favorite haunts including the Ritz Hotel and Shakespeare & Company, but the bookshop never reopened.

I don't know if Hemingway ever stepped inside 37 rue de la Bûcherie. Opened in 1951 and originally called Le Mistral, it didn't become Shakespeare & Company until 1964, three years after Hemingway's death. Yet I still imagine those ex-patriot writers as I wander through that musty maze of old books, sleepy cats, and aspiring poets and novelists.  Perhaps in my romantic musings, I overlooked the true importance of this current establishment.

Le Mistral became Shakespeare & Company when Sylvia Beach passed away, willing both the iconic name and most of her private book collection to George Whitman. For over fifty years, he and his daughter, Sylvia Beach Whitman, have continued Ms. Beach's mission to support aspiring writers. The Whitmans have offered meals and lodging to over 40,000 travelers, including Henry Miller, Richard Wright, Anaïs Nin, and the Beat poets. In return, they have asked lodgers to work two hours in the bookshop and to read one book each day. Canadian journalist, Jeremy Mercer, pays tribute to the bookshop in his memoir, Time Was Soft There : "Hard time goes slowly and painfully and leaves a man bitter....Time at Shakespeare and Company was as soft as anything I'd ever felt."

The last last time I visited Shakespeare & Company was last April.  After lighting a candle in Notre Dame cathedral and deliberately stepping on Point Zéro to ensure my return to Paris, I crossed the Pont Saint-Michel to the rue de la Bûcherie. It was a lovely afternoon -- fresh and bright with the clichéd but precise allure of Paris in the springtime -- so I didn't go inside.  Instead, I browsed through the books on the sidewalk, washed my hands in the Wallace fountain, and had lunch at the café next door.  As I watched people take their requisite photos in front of the bookshop, I remembered how inspired I felt each time I came to Paris, each time I visited Shakespeare & Company.  

After I returned from Paris last spring, I began writing this blog.